-           Chers Coordinateurs,

-          Chers Préfets et Directeurs,

-          Chers Professeurs et Enseignants,

-          Chers Elèves,

Communiquer et agir en temps réel

1.      Très chaleureusement, je salue chacun de vous. Je souhaite plein succès à tous les élèves et à tout le corps enseignant durant cette année scolaire 2015-2016. Comme vous le savez, une année scolaire est faite des heures, des jours et des mois, très précieux. Enseignants et élèves, vous atteindrez votre objectif à la fin de l’année, à condition de mettre judicieusement à profit ce temps.  Aucun gaspillage n’est tolérable dans la

gestion de ce temps scolaire à votre disposition. Si vous le ratez, vous le regretterez infiniment. Car, il court de manière irréversible, quelles que soient les formes de récupération envisageables. Avec le temps, l’on ne négocie pas. Il faut du respect et de la rigueur dans sa gestion. A cause de sa valeur et de son importance, l’on est obligé de communiquer et d’agir en temps réel, dit-on.

Sous le signe de l’éducation à la mondialisation

2.      Cette année scolaire, je vous invite à la passer sous le signe de l’éducation à la mondialisation des valeurs positives. Comme évêque et représentant légal de nos trois coordinations scolaires diocésaines, j’attire votre attention sur la mondialisation. Ce phénomène a fait irruption et est entré effectivement dans notre langage et dans notre vécu. Il traduit toute une mentalité nouvelle.  Quel que soit le coin et le recoin où l’on se trouve, il pèse lourdement et conditionne décidément la manière d’habiter notre monde. Tous, nous sommes devenus, estime-t-on, citoyens d’un village qui a la dimension d’une planète ou d’un village planétaire. Pour ne pas subir ce changement, il faut en être conscient, s’y préparer, bien comprendre l’évolution de cette mentalité pour bien habiter ce village.

3.      L’éducation dans les écoles ne saurait ignorer ni faire fi de la mondialisation. Il lui incombe de préparer les élèves à cette nouvelle marche qui s’impose à toute la société. Plusieurs facteurs nous y invitent de manière impérative. Il s’agit notamment des moyens de communication sociale et des nouvelles technologies de l’information. Certains de ces moyens dont la télévision, le téléphone, l’internet et tous leurs services connexes se trouvent déjà à la portée de certains élèves. De gré ou de force, ces moyens exercent une considérable influence sur leur façon de penser et d’agir. C’est pourquoi, de manière intelligente et responsable, grâce à un jugement critique et un discernement informé, l’éducation dans les écoles doit pouvoir préparer les élèves afin de les rendre capables de faire face à ce nouveau monde.

Eduquer à la mondialisation est une tâche complexe

4. Dans le cadre spécifique de nos écoles, former les élèves à la mondialisation, c’est :

- les informer graduellement sur ce phénomène aux conséquences énormes sur leur manière de vivre et de penser. Car ils doivent exercer leur jugement critique pour ne pas le subir passivement ;

- les aider à rompre avec certaines barrières au niveau de leur mental et de leur façon de se rapporter aux autres. Il s’agit de les emmener à vivre de façon ouverte, accueillante et respectueuse des uns et des autres ;  

- les rendre capables de discerner des valeurs positives dans leurs cultures respectives. Celles-ci les ont formés en leur offrant des repères et elles constituent leurs lieux concrets de vie et d’enracinement dans ce village planétaire ;

- les initier aux vraies valeurs qui construisent  l’harmonie dans ce village planétaire. Il s’agit entre autres du respect du bien commun, du travail gratuit dans l’intérêt des autres ou de la communauté, du respect et de la protection de leur environnement immédiat à l’école, à la maison, en famille dans leur village ou quartier ;

- leur montrer la chance qu’il y a à penser et à vivre ce village planétaire comme des chrétiens, en tant que fils et filles du même Père, frères et sœurs en Jésus-Christ. La prière et la foi chrétienne doivent les introduire dans ce nouveau style de vie et de penser. C’est pourquoi la catéchèse scolaire s’appesantira sur ce phénomène selon l’esprit de notre 2ème Lettre pastorale intitulée « Pour une annonce renouvelée de la Parole de vie dans notre marche selon la Vérité de l’Evangile ».

Mondialiser des valeurs positives

5. Comme vous le remarquez, la tâche est bien immense. Il est nécessaire d’en prendre acte. Elle embrasse pratiquement tous les aspects de la vie des élèves. Elle interpelle tous les éducateurs, chacun à son niveau : les parents et les enseignants. Elle les oblige à resserrer leur lien de collaboration comme partenaires dans cette tâche à la fois exaltante et ardue d’éduquer les jeunes et de les affermir dans la Vérité de l’Evangile aujourd’hui. Par conséquent, toutes les leçons à dispenser doivent être mises à contribution, chacune sous son angle particulier. De cette manière, elles contribueront à l’éducation civique, morale et spirituelle des élèves, en phase avec les défis de notre temps. En faisant cela, nos écoles participeront à leur manière à la mondialisation des valeurs positives, les seules capables de cimenter réellement et de favoriser effectivement un vivre-ensemble fraternel, charitable, solidaire, ouvert et plein d’espérance.

Nécessité d’une évaluation

6. Il serait souhaitable que chaque école fasse une évaluation à des moments précis au cours de l’année pour apprécier le niveau de conscience et d’intelligence de ce phénomène de la mondialisation dans le vécu des élèves à l’école, en famille et dans leurs relations interpersonnelles.

Sous la protection de la Sainte Vierge Marie

7. Que le Seigneur Jésus-Christ, qui a aimé d’un amour de prédilection les enfants et a demandé de les laisser et de ne pas les empêcher  de venir à lui (cf. Mt 19, 14), bénisse, accompagne et protège les élèves et leurs enseignants. Que la Très Sainte Vierge Marie, Notre Dame  de Grâce et Notre Mère au Cœur Immaculé, les couvre de sa protection maternelle.

 

Fait à Luiza, le 20 août 2015.

                       

                                                                                   † Félicien Mwanama Galumbulula

                                                                                                           Evêque de Luiza